PNJ Admin

Messages: 3 Date d'inscription: 04/12/2011
 | Sujet: La fureur aveugle... Lun 6 Fév - 18:37 | |
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« Et la Terre elle-même ressentit la peur devant sa rage... » PNJ = Berserk anonyme
Généralités : le Berserk est un guerrier-fauve qui entre dans une fureur sacrée le rendant surpuissant et capable des plus invraisemblables exploits, dignes des dieux. Quoique le personnage apparaisse surtout dans les sagas, et les mythologies nordiques et germaniques.
Caractéristiques : Les Berserkers sont des "guerriers-ours". Leur façon de combattre très brutale car ils combattent dans un état de transe provoqué par l'esprit animal du guerrier Ours. Cette fureur serait liée à l'animal totem de la personne. Ces guerriers se réunissent en confréries et chaque aspirant doit passer une initiation. L'aspirant Berserker doit tuer rituellement l'image de l'ours, puis boire son sang afin que le pouvoir de la bête se répande en lui. Il devenait alors un berserker et obtenait en plus de sa fureur le don de Hamrammr, c'est-à-dire le pouvoir de métamorphose qui lui permettait de modifier la perception que les autres ont de lui, mais aussi d'apparaitre sous forme animale. Lors de leurs crises de fureur, les berserkirs laissaient s'effacer leur esprit humain pour laisser l'esprit animal prendre le contrôle.
La Saga des Ynglingars mentionne que : ces hommes allaient sans cotte de mailles, enragés comme des chiens ou des loups, mordant leurs boucliers, forts comme des ours ou des taureaux. ils tuaient les gens, mais eux, ni fer ni feu ne les navraient. C'est ce que l'on appelle la fureur des berserkirs. |
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Prélude...
La nuit était claire et paisible. Quelques flocons de neige tombaient mais aucun vent ne venait les charrier. Le calme régnait et les familles dormaient en toute tranquillité dans le village en contrebas. Les cheminées des maisons laissaient s’échapper la fumée des foyers. Un peu plus haut, un homme observait. Sa respiration était lente et profonde, mais, un étrange râle semblait sortir de sa poitrine à chaque expiration… il se mit alors à frémir et d’une voix blanche et désincarnée, il prononça les vers suivants :
Si par une nuit lourde et sombre Un bon guerrier, par charité, Derrière quelque vieux décombre Enterre votre corps vanté,
A l'heure où les chastes étoiles Ferment leurs yeux appesantis, L'araignée y fera ses toiles, Et la vipère ses petits ;
Vous entendrez toute l'année Sur votre tête condamnée Les cris lamentables des loups
Et des sorcières faméliques, Les ébats des vieillards lubriques Et les complots des noirs filous.
Il poussa un grognement sourd tandis qu’il se recroquevillait sur lui-même, le corps saisit de soubresauts et de tremblements compulsifs. Ses bras l’entourait, crispés et contractés. Son dos se mit à gonfler et subitement, l’homme hurla et laissa place à un monstre velu et gigantesque : son corps tripla de volume et se changea en celui d’un ours tonitruant et féroce! C’était un guerrier divin : un berserk!
Après avoir pousser un rugissement terrifiant et monstrueux, il se mit à quatre pattes et fonça vers les habitations, la bave coulant de sa mâchoire aux crocs acérés et menaçants. Ses yeux étaient d’une pourpre assassine reflet de la fureur qui le possédait et le faisait jaillir de la montagne, tel un fléau, vers le village d‘innocents.
Son mugissement avait alerté quelques habitants, des lumières s’étaient allumées au sein des chaumières et des hommes habillés à la va-vite étaient dehors avec des fourches, des bâtons ou des épées, brandissant des torches pour tenter de percer l’obscurité. Puis l’un d’eux se mit à crier :
- Là-haut! Regardez! Ça vient vers nous!!
- Mais qu’est-ce que c’est?
- Un démon!
- Non! Regardez!! C’est un ours!!
- Mais non abruti! C’est trop gros pour un ours!!
- Rentre femme!! Caches-toi avec les enfants!
Tandis que les hommes se regroupaient au milieu de ce qui ressemblait à une place, le Berserk défonça une barrière et se dirigea furieusement vers les hommes… le choc fût violent et inégal. Le monstre déchainé ne fit aucun quartier et les hommes ne firent pas un pli… quelques blessures firent jaillir du sang de l’ours en furie mais il semblait ne ressentir aucune douleur alors que les hommes eux, tombaient comme des mouches. Ils finirent par tous agoniser dans la neige désormais rosée…
Mais l’animal ne s’arrêta pas là. Il regarda lentement les chaumières où se cachaient femmes et enfants… douceurs qui lui firent se lécher les babines! Le bulldozer se rua alors dans une première maison rugissant, grognant, tandis que ses victimes se mirent à hurler! Leurs cris perçants la nuit, provoqua la panique dans le voisinage, les femmes et enfants se mirent à courir partout à crier, d’autres étaient agenouillés sur le sol, prostrés et suppliants. Peu importe le comportement de chacun, l’ours broya, trancha, défonça… à l’aurore, il n’y avait plus personne.
Les débuts de la contagion maudite...
Une peur sans nom saisissait les campagnes... Plusieurs petits villages, dont le seul point commun était le fait qu'ils soient isolés, avait perdu toute leur population subitement, ne laissant plus que des charniers à ciel ouvert. Dès lors, on reconnut les pleutres des véritables guerriers nordiques! Peu à peu, une sorte d'exode s'organisait dans le milieu rural. Parmi ceux qui se courrouçaient et protestaient, une rôdeuse et quelques camarades décidèrent de se rendre sur ce qui semblait être le début des massacres.
Après plusieurs escales et maints échecs, le petit groupe finit par se retrouver face à un village situé à la frontière ouest du Nord. Là encore, aucun rescapé, beaucoup de cadavres gelés, démembrés et partiellement dévorés par les bêtes sauvages. La rôdeuse s'écarta du groupe et commença à suivre un chemin escarpé, pour ne pas dire un sentier qui finit par l'amener devant l'entrée du tunnel "Abyssal". Une étrange lueur verte s'en échappait. Par réflexe, la femme plaqua une pièce de son vêtement sur le bas de son visage, tentant prudemment de voir d'où provenait la source de ce mal! Mais elle y renonça rapidement, cette lueur tenait plus de la vapeur et du sortilège qu'autre chose! D'ailleurs celle-ci semblait subitement s'animer et.... LA SUIVRE!
La femme rejoignit son groupe en un instant et criant à ses camarades de se replier et c'est alors, qu'elle fut transpercée par l'une de ses propres flèches qu'elle avait perdu en tentant de fuir les vapeurs verdâtres... Ses compagnons écarquillèrent les yeux sous ce spectacle et furent tout d'un coup pétrifiés en voyant une énorme forme spectrale couleur jade s'élever et prendre l'apparence d'un nœud de vipères. La rôdeuse sembla rouler sous la force de l'impact et disparue dans un renfoncement. Le groupe dut faire face sans leur camarade dont ils s'imaginèrent la mort brutale. Le combat ne dura pas.
[Quelques jours plus tard...]
Une femme étrange, une rôdeuse probablement, marchait d'un pas saccadé et lent, le corps transpercé par une flèche. Mais elle ne semblait pas perdre de sang, et surtout, une étrange aura verte l'entourait alors qu'elle énonçait dans des cris rauques des phrases résonnant comme un appel prophétique :
Si par une nuit lourde et sombre Un bon guerrier, par charité, Derrière quelque vieux décombre Enterre votre corps vanté,
A l'heure où les chastes étoiles Ferment leurs yeux appesantis, L'araignée y fera ses toiles, Et la vipère ses petits ;
Vous entendrez toute l'année Sur votre tête condamnée Les cris lamentables des loups
Et des sorcières faméliques, Les ébats des vieillards lubriques Et les complots des noirs filous.
Les gens du bourg se regardèrent un instant, pensant que cette créature en aillons étaient certainement folle, puis repartirent à leurs occupations. Ce fut à ce moment-là que retentit un hurlement aussi strident que celui d'une harpie! S'ensuivirent des traits de flèches meurtriers et implacables. Il semblait que cette démone possède un nombre illimité de flèche acérées entourées de cette aura verdâtre n'augurant rien de sain.
Bientôt le petit bourg finit comme tout ceux qui avait eu le malheur d'être sur le chemin de ces êtres possédés par un démon inconnu... |
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